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Bandamassa, une histoire peu banale!

De Clips à Bandamassa 1983-1985…

Clips Trio

François Cardon, jeune Orléanais de 17 ans a fondé un groupe dénommé CLIPS dans lequel il joue, qui remporte un franc succès auprès du public et des professionnels. Le groupe remporte le prix SACEM 84 au Festival des Laurières. L’année suivante, il est élu meilleur groupe français au tremplin du Printemps de Bourges, puis un disque sort chez Max Antoine Production.
Mais un des membres du groupe est victime d’un accident et la belle histoire prend fin.

Cap sur le Brésil, 1986

François, qui a toujours été attiré par la samba, décide de partir vivre au Brésil pour s’imprégner de cette musique, y fonder un groupe et le ramener en France.
Christophe Morisset, le bassiste de CLIPS, est intéressé par l’aventure. Ils sont alors âgés de 18 et 19 ans, et n’ont pas le moindre sou. Ils réussissent à convaincre des professionnels du secteur qui acceptent de sponsoriser le voyage et les frais de production, en échange de concerts donnés en France un an plus tard.
Ils décollent tous deux pour Salvador de Bahia en septembre 1986. Ils rencontrent sur place deux musiciens hors pair, le guitariste-chanteur Mosquito et le percussionniste chanteur Ubaldo Waru, qui les forment à cette musique si riche et si particulière. Christophe et François possèdent déjà une solide formation de jazz qui va les aider à s’imprégner des rythmes et des harmonies. Après plusieurs mois de formation, ils enregistrent ensemble un disque de démonstration au studio Pituazu de Salvador de Bahia.

Le groupe BANDAMASSA est né

Christophe fait un aller-retour en France avec le disque pour préparer une tournée et chercher l’argent nécessaire aux billets d’avion des musiciens.
En juin 1987, Mosquito, Ubaldo, Christophe et François arrivent à Orléans et vont enchaîner 40 concerts à travers la France.

Avec Ubaldo et Mosquito à la Discothèque le Zig Zag en juillet 1987

Ils rencontrent un succès indéniable, mais les visas des musiciens brésiliens ne sont valables que trois mois, et Christophe souhaite prendre une autre direction musicale et composer ses propres chansons en Français.

Avec d’autres brésiliens, 1987-1989…

François maîtrise désormais suffisamment la musique et la langue pour continuer le groupe. Il engage des musiciens brésiliens résidant à Paris, et donne de nombreux concerts avec eux.
Ils vont se produire dans les plus grandes salles parisiennes, être engagés pour soutenir musicalement, (comme-cela se fait au Brésil), l’équipe de foot du PSG au Parc des Princes, et être présents sur la plupart des grands événements parisiens. Mais le mode de vie parisien ne convient guère à François qui décide de quitter la capitale.

Soirée carnaval à la Chapelle des Lombards - Paris février 1988

Essai concluant avec des musiciens français, 1989-1992…

Il retourne vivre dans sa ville natale, Orléans, et forme des musiciens français dont son frère Vincent, pour continuer l’aventure. Ils font leurs armes, entre autres, au Caveau des Trois Maries où ils se produisent plusieurs fois par mois, ainsi que dans de multiples endroits de ce type en Région Centre.
En avril 1989, François décroche un contrat pour le groupe dans un prestigieux piano-bar, l’Hilarios, situé sur le quai d’honneur de Saint Tropez.

A l’Hilarios, été 1989

BANDAMASSA version française va y rencontrer un franc succès qui va les mener à donner plus de 800 représentations durant trois ans dans le Golf de Saint Tropez.
Ils se produisent essentiellement à l’Hilarios, mais également sur des plages privées de Pamplonne, sur des yachts, et dans des villas appartenant à des personnalités.

Sur le Tanohë pendant la nioulargue

Le groupe version française est désormais reconnu, et va tout naturellement être amené occasionnellement à jouer aussi à Megève et à Paris.
Pour les spectacles, les danseurs et les danseuses engagés sont toujours brésiliens.

François en solo

En parallèle de BANDAMASSA, 1992-1994…

Le groupe a désormais cinq ans, et François est aussi attiré par d’autres musiques. Il va, sans arrêter le groupe, se produire en solo, duo ou trio. Il crée un mini-spectacle intitulé « Le Voyage Musical ». En 1993, le PDG d’une société de communication le repère lors d’une représentation et lui propose de créer des concepts d’animation musicale pour des grandes marques internationales, et de se produire dans toute la France. Ce contrat avec la société de communication va être renouvelé jusqu’en 1994.

Cabaret le SANTA BAHIA, 1994-1996…

Après ces tournées, François rencontre les dirigeants d’une association d’aide aux musiciens dénommée Artémuse, et qui vont faire tourner BANDAMASSA. L’aventure commence avec le Santa Bahia, cabaret brésilien situé à Dammarie Les Lys. BANDAMASSA s’y produit et on confie à François la direction artistique pour que d’autres artistes brésiliens y soient représentés. Le Santa Bahia prend de l’ampleur et devient un cabaret très réputé. Artémuse fait également appel à BANDAMASSA pour assurer l’animation de divers événements. Après un an et demi passé au Santa Bahia, François peut se détacher de la direction artistique, car les spectacles brésiliens sont rodés et efficaces. Une opportunité va se présenter, le Casino de Chatelaillon fait appel à BANDAMASSA pour animer ses soirées privées ainsi que le restaurant. Le groupe va s’y produire tout l’été 1996.

Cap sur Cuba, 1997

François décide ensuite d’agrémenter le répertoire de BANDAMASSA de musiques cubaines, et d’en faire un groupe « Latino » au sens large, et non plus uniquement brésilien. Il part vivre plusieurs mois à Cuba chez un musicien qui dirige un des groupes les plus connus de l’île, et travaille avec divers professeurs un répertoire de musique cubaine.

Réorganisation de BANDAMASSA, 1997-2004…

A son retour en France, il enseigne aux quatre musiciens Orléanais de BANDAMASSA le répertoire cubain et reforme le groupe. Il engage le pianiste Bruno Denis, il charge la chorégraphe Calu de diriger les danseuses, et le maître de Capoeïra Béja Flor de diriger les danseurs. Il fait dessiner un décor de fond de scène par un graphiste, puis le fait réaliser par une peintre.

Décor en fond de scène

Il fait également réaliser un logo et crée un site Internet.

Logo

BANDAMASSA va se produire régulièrement dans des pianos-bars en interprétant le nouveau répertoire. Très rapidement, des agences de spectacles et d’autres professionnels du secteur vont faire appel au groupe pour mettre en valeur divers événements.
Référencé dans plusieurs agences événementielles, BANDAMASSA va réussir de nombreuses représentations dont la plus importante en nombre d’intervenants sera donnée au Musée de l’Automobile de Mulhouse, avec sept musiciens et dix-sept danseurs et danseuses. Le Casino de Chatelaillon va de nouveau faire appel à leurs compétences pour animer la saison d’été 2002, mais cette fois avec un répertoire uniquement cubain. François engage des musiciens de La Havane et crée le groupe « Los Manitos », uniquement pour l’occasion.
BANDAMASSA se produit à nouveau dès la fin de la saison d’été. Un événement fâcheux intervient. Le groupe se fait voler une bonne partie de son matériel et de ses instruments, à Lille, quelques heures avant de donner un concert. D’autres instruments seront achetés aussitôt pour assurer le concert et les contrats suivants. Les représentations se succèdent ainsi jusqu’en 2004.

Les musiciens

Musique et Informatique, 2004-2005

En plus des conséquences du cambriolage, les réformes des intermittents du spectacle compliquent les choses. François décide de suivre à Paris une formation d’un an de musique assistée par ordinateur pour lui permettre de réaliser les futurs projets musicaux, et d’enregistrer la musique du groupe grâce à l’outil informatique.

Bon cru 2005

A son retour de Paris, c’est l’année du Brésil en France. BANDAMASSA va donc tout naturellement enchaîner de nombreux concerts et spectacles.
En 2006, une tournée nationale pour une grande entreprise est proposée au groupe, ainsi qu’une seconde tournée organisée par une agence événementielle.

Tournée nationale pour Lexmarq, novembre 2005

Projet 2007

BANDAMASSA continuera d’interpréter les musiques typiques brésiliennes et cubaines, mais va également bientôt pouvoir proposer un répertoire original de Samba-Funk, Samba-Rock…