
Clips Trio
François Cardon, jeune Orléanais de 17 ans a fondé
un groupe dénommé CLIPS dans lequel il joue, qui remporte
un franc succès auprès du public et des professionnels. Le
groupe remporte le prix SACEM 84 au Festival des Laurières. L’année
suivante, il est élu meilleur groupe français au tremplin
du Printemps de Bourges, puis un disque sort chez Max Antoine Production.
Mais un des membres du groupe est victime d’un accident et la belle
histoire prend fin.
François, qui a toujours été attiré par la
samba, décide de partir vivre au Brésil pour s’imprégner
de cette musique, y fonder un groupe et le ramener en France.
Christophe Morisset, le bassiste de CLIPS, est intéressé par
l’aventure. Ils sont alors âgés de 18 et 19 ans, et n’ont
pas le moindre sou. Ils réussissent à convaincre des professionnels
du secteur qui acceptent de sponsoriser le voyage et les frais de production,
en échange de concerts donnés en France un an plus tard.
Ils décollent tous deux pour Salvador de Bahia en septembre 1986.
Ils rencontrent sur place deux musiciens hors pair, le guitariste-chanteur
Mosquito et le percussionniste chanteur Ubaldo Waru, qui les forment à
cette musique si riche et si particulière. Christophe et François
possèdent déjà une solide formation de jazz qui va
les aider à s’imprégner des rythmes et des harmonies.
Après plusieurs mois de formation, ils enregistrent ensemble un disque
de démonstration au studio Pituazu de Salvador de Bahia.
Christophe fait un aller-retour en France avec le disque pour préparer
une tournée et chercher l’argent nécessaire aux billets
d’avion des musiciens.
En juin 1987, Mosquito, Ubaldo, Christophe et François arrivent à
Orléans et vont enchaîner 40 concerts à travers la France.

Avec Ubaldo et Mosquito à la Discothèque le Zig Zag en juillet 1987
Ils rencontrent un succès indéniable, mais les visas des musiciens brésiliens ne sont valables que trois mois, et Christophe souhaite prendre une autre direction musicale et composer ses propres chansons en Français.
François maîtrise désormais suffisamment la musique
et la langue pour continuer le groupe. Il engage des musiciens brésiliens
résidant à Paris, et donne de nombreux concerts avec eux.
Ils vont se produire dans les plus grandes salles parisiennes, être
engagés pour soutenir musicalement, (comme-cela se fait au Brésil),
l’équipe de foot du PSG au Parc des Princes, et être
présents sur la plupart des grands événements parisiens.
Mais le mode de vie parisien ne convient guère à François
qui décide de quitter la capitale.

Soirée carnaval à la Chapelle des Lombards - Paris février 1988
Il retourne vivre dans sa ville natale, Orléans, et forme des musiciens
français dont son frère Vincent, pour continuer l’aventure.
Ils font leurs armes, entre autres, au Caveau des Trois Maries où
ils se produisent plusieurs fois par mois, ainsi que dans de multiples endroits
de ce type en Région Centre.
En avril 1989, François décroche un contrat pour le groupe
dans un prestigieux piano-bar, l’Hilarios, situé sur le quai
d’honneur de Saint Tropez.

A l’Hilarios, été 1989
BANDAMASSA version française va y rencontrer un franc succès
qui va les mener à donner plus de 800 représentations durant
trois ans dans le Golf de Saint Tropez.
Ils se produisent essentiellement à l’Hilarios, mais également
sur des plages privées de Pamplonne, sur des yachts, et dans des
villas appartenant à des personnalités.

Sur le Tanohë pendant la nioulargue
Le groupe version française est désormais reconnu, et va
tout naturellement être amené occasionnellement à jouer
aussi à Megève et à Paris.
Pour les spectacles, les danseurs et les danseuses engagés sont toujours
brésiliens.

François en solo
Le groupe a désormais cinq ans, et François est aussi attiré par d’autres musiques. Il va, sans arrêter le groupe, se produire en solo, duo ou trio. Il crée un mini-spectacle intitulé « Le Voyage Musical ». En 1993, le PDG d’une société de communication le repère lors d’une représentation et lui propose de créer des concepts d’animation musicale pour des grandes marques internationales, et de se produire dans toute la France. Ce contrat avec la société de communication va être renouvelé jusqu’en 1994.
Après ces tournées, François rencontre les dirigeants
d’une association d’aide aux musiciens dénommée
Artémuse, et qui vont faire tourner BANDAMASSA. L’aventure
commence avec le Santa Bahia, cabaret brésilien situé à
Dammarie Les Lys. BANDAMASSA s’y produit et on confie à François
la direction artistique pour que d’autres artistes brésiliens
y soient représentés. Le Santa Bahia prend de l’ampleur
et devient un cabaret très réputé. Artémuse
fait également appel à BANDAMASSA pour assurer l’animation
de divers événements. Après un an et demi passé
au Santa Bahia, François peut se détacher de la direction
artistique, car les spectacles brésiliens sont rodés et efficaces.
Une opportunité va se présenter, le Casino de Chatelaillon
fait appel à BANDAMASSA pour animer ses soirées privées
ainsi que le restaurant. Le groupe va s’y produire tout l’été
1996.
François décide ensuite d’agrémenter le répertoire de BANDAMASSA de musiques cubaines, et d’en faire un groupe « Latino » au sens large, et non plus uniquement brésilien. Il part vivre plusieurs mois à Cuba chez un musicien qui dirige un des groupes les plus connus de l’île, et travaille avec divers professeurs un répertoire de musique cubaine.
A son retour en France, il enseigne aux quatre musiciens Orléanais de BANDAMASSA le répertoire cubain et reforme le groupe. Il engage le pianiste Bruno Denis, il charge la chorégraphe Calu de diriger les danseuses, et le maître de Capoeïra Béja Flor de diriger les danseurs. Il fait dessiner un décor de fond de scène par un graphiste, puis le fait réaliser par une peintre.

Décor en fond de scène
Il fait également réaliser un logo et crée un site Internet.

Logo
BANDAMASSA va se produire régulièrement dans des pianos-bars
en interprétant le nouveau répertoire. Très rapidement,
des agences de spectacles et d’autres professionnels du secteur vont
faire appel au groupe pour mettre en valeur divers événements.
Référencé dans plusieurs agences événementielles,
BANDAMASSA va réussir de nombreuses représentations dont la
plus importante en nombre d’intervenants sera donnée au Musée
de l’Automobile de Mulhouse, avec sept musiciens et dix-sept danseurs
et danseuses. Le Casino de Chatelaillon va de nouveau faire appel à
leurs compétences pour animer la saison d’été
2002, mais cette fois avec un répertoire uniquement cubain. François
engage des musiciens de La Havane et crée le groupe « Los Manitos
», uniquement pour l’occasion.
BANDAMASSA se produit à nouveau dès la fin de la saison d’été.
Un événement fâcheux intervient. Le groupe se fait voler
une bonne partie de son matériel et de ses instruments, à
Lille, quelques heures avant de donner un concert. D’autres instruments
seront achetés aussitôt pour assurer le concert et les contrats
suivants. Les représentations se succèdent ainsi jusqu’en
2004.

Les musiciens
En plus des conséquences du cambriolage, les réformes des intermittents du spectacle compliquent les choses. François décide de suivre à Paris une formation d’un an de musique assistée par ordinateur pour lui permettre de réaliser les futurs projets musicaux, et d’enregistrer la musique du groupe grâce à l’outil informatique.
A son retour de Paris, c’est l’année du Brésil
en France. BANDAMASSA va donc tout naturellement enchaîner de nombreux
concerts et spectacles.
En 2006, une tournée nationale pour une grande entreprise est proposée
au groupe, ainsi qu’une seconde tournée organisée par
une agence événementielle.

Tournée nationale pour Lexmarq, novembre 2005
BANDAMASSA continuera d’interpréter les musiques typiques brésiliennes et cubaines, mais va également bientôt pouvoir proposer un répertoire original de Samba-Funk, Samba-Rock…